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Maintien à domicile : Comment améliorer le lien social d’une personne dépendante ?

Le 25 février 2021
Maintien à domicile :  Comment améliorer le lien social d’une personne dépendante ?

Le maintien à domicile permet, lorsqu’il est choisi par le patient, de garantir le bien-être du patient dépendant. Il évolue dans un environnement familier et serein qu’il affectionne. Il peut ainsi poursuivre sa vie dans son lieu de vie habituel

Cependant, de par son caractère d’habitat diffus, le maintien à domicile demande la plus grande vigilance pour limiter les risques de solitude et de ruptures sociales. On compte aujourd’hui, 300 000 personnes âgées en situation de mort sociale.

  • L’importance du lien social

Le lien social est ce qui relie les uns aux autres. Il est ressenti comme un sentiment d’appartenance à un groupe ou une catégorie de personnes. Ce lien est fragilisé dès l’âge de la retraite. L’isolement des personnes dépendantes est un problème réel et fréquent. Il nuit à la santé physique et mentale des personnes fragilisées. Même si l’isolement est plus présent chez les seniors, il est également présent chez les adultes en manque d’autonomie. Le problème du lien social est reconnu par la ministre chargée de l’Autonomie qui a récemment lancé le comité stratégique de lutte contre l’isolement des personnes âgées. Il est, aujourd’hui, plus que jamais essentiel à la vie de toutes les personnes fragilisées.

  • Comment repérer le manque de lien social d’un patient ?

Le manque de lien social a des conséquences et des répercussions visibles sur le corps humain. Ce mal peut même accélérer le processus de vieillissement cérébral par manque de stimulations cognitives. Il peut même parfois conduire au syndrome de glissement, particulièrement redoutable. 

Le manque de lien social peut se manifester de différentes manières. On peut repérer des types de comportements révélateurs.


Les patients cholériques : Ils manifestent de l’irritabilité ou encore de l'agressivité envers le personnel soignant et plus généralement toutes personnes avec qui ils entrent en interaction. Ils expriment des sentiments négatifs tant par la parole que par le langage corporel. Ils se déprécient régulièrement.


Les patients indifférents : Ils sont repliés sur eux-mêmes et parlent peu. Ils ont peu d’intérêt pour le monde qui les entoure. Ils sont apathiques: ils n’expriment aucune émotion. 


Les patients souffrants : Ils manifestent des pertes de mémoire et une baisse de la capacité de réflexion. Ils peuvent également être fatigués, montrer des pertes d’appétit ou de sommeil. On peut aussi observer parfois une malnutrition, un ou des oublis de prise de médicaments ou encore une mauvaise hygiène. Quand ils parlent, ils expriment régulièrement leur angoisse. Enfin, dans de rares cas, on voit apparaître des douleurs inexpliquées


Attention néanmoins, il s’agit là de signes. L’avis du médecin traitant reste indispensable pour s’assurer que vous vous retrouvez alors bien face à une situation liée au manque de lien social. En effet, ces signes peuvent également être les symptômes d’autres pathologies.

  • Les actions favorisant le lien social

Prendre le temps de discuter avec les patients

Quels que soient les signes de manque de lien social qu’exprime le patient, il ne faut pas les négliger. Ces patients sont en manque d’attention. Prendre quelques minutes lors d’une visite pour parler avec eux permet de mieux de les comprendre, de savoir ce qu’ils vivent au quotidien. Prononcer quelques paroles réconfortantes ou encore avoir un geste réconfortant peut contribuer à réduire le sentiment de solitude d’une personne fragilisée. Rendre visite à une personne âgée la stimule et favorise son maintien à domicile. L’espace d’une conversation, le patient peut retrouver un lien social et réduire son sentiment de mal-être. La perte d’autonomie est difficile à vivre surtout pour des personnes en âge de travailler. Accepter sa perte d’autonomie est une épreuve difficile. Elle demande un accompagnement de longue durée. L’accompagnement est la clé de son adaptation à son état ou de l'accélération de l’amélioration de son état. En cas de détérioration de la santé pouvant mettre en danger la santé du patient, il est important d’en faire part à son médecin traitant. 


Conseiller des groupes de soutien

Le lien social perdu lors de l’arrêt du travail ou encore d’une hospitalisation peut être comblé par une association, un groupe de soutien ou encore un club. Ces groupes permettent de retrouver un sentiment d’appartenance et de renforcer le lien social. Ils favorisent les nouvelles rencontres et la discussion. Ils sont un point de repère dans une vie souvent rythmée par les soins. Les groupes sont bénéfiques en particulier pour les personnes âgées car ils constituent un soutien au quotidien. Avoir une activité réduit la dépendance des personnes âgées.

Pour les personnes âgées dépendantes, il existe des clubs seniors, ou des associations spécialisées dans la rupture de l’isolement. Fondées sur l’humanisme et la solidarité, ces associations offrent des distractions et des moments de partage uniques. Elles accompagnent les personnes âgées dans leur vieillissement. 

Ce même type de structures d’accompagnement existent pour les personnes plus jeunes et handicapées.

Mettre en avant les solutions existantes pour échanger

Les personnes âgées sont souvent peu formées aux nouvelles technologies. Et pourtant, celles-ci favorisent l’échange. Les réseaux sociaux permettent de discuter sur des groupes fondées sur des passions communes. Facebook, Messenger, les blogs, WhatsApp sont des outils qui favorisent le lien social. Ils rassemblent des communautés des personnes qui ont des centres d’intérêts similaires. Ces réseaux sociaux sont des facteurs de liens sociaux accessibles à tous. Les patients peuvent également discuter sur des blogs ou des forums des patients. Internet offre, aujourd’hui, une aide non-négligeable pour les personnes fragilisées. Il est source de conseils et de témoignages. Autant d’informations favorisant le bien-être du patient, son maintien à domicile. 


Encourager les sorties

La culture, l’économie, la politique, le social sont des facteurs qui rassemblent les personnes. Sortir de son domicile est un moyen de garder contact avec la vie extérieure. Se promener dans la rue ou encore aller voir une exposition stimulent les capacités cognitives. Il existe de nombreuses activités à faire en ville ou à la campagne adaptées aux personnes fragilisées ou dépendantes. Sortir permet également de préserver ses capacités physiques et de réduire les signes d’angoisse et de solitude. Au-delà de 50 ans, il est recommandé d’effectuer 2 à 3 heures d’activités physiques par semaine. La perte d'autonomie est donc un frein à la sortie et à ces activités. Cependant, l’accompagnement d’une auxiliaire de vie ou encore d’un proche garantit une sortie en toute sécurité, éventuellement, avec du matériel et des solutions de transport adéquats. 


Créer un lien fort

Discuter avec les patients n’est pas seulement un moyen de connaître l’état mental et physique, c’est aussi le moyen de créer un lien avec elle. Ce lien permet de construire un repère dans la vie du patient. Il se sentira rassuré, suivi et écouté. Une présence régulière apportera une stabilité dans sa vie. S’impliquer auprès d’un patient peut se révéler bénéfique pour lui comme pour le soignant car le soin devient alors un moment de partage.

Le lien social est un enjeu primordial dans la santé des personnes fragilisées quel que soit leur âge. Aujourd’hui plus que jamais, le rôle des soignants n’est plus seulement d’effectuer des soins mais il est aussi d'écouter et de partager avec les patients.

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